| Titre : |
Le Sens du Beau : aux origines de la culture contemporaine : Suivi d'un débat Ferry / Sollers sur l'art contemporain |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Luc Ferry, Auteur ; Philippe Sollers, Auteur |
| Editeur : |
Paris : Editions Cercle d'Art |
| Année de publication : |
© 1998 |
| Importance : |
1 vol. (237 p.) |
| Présentation : |
Ill. en n. et en coul., couv. ill. |
| Format : |
27 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-7022-0512-9 |
| Note générale : |
Index p. 235-237. - Edition remaniée, réécrite et illustrée d'après l'ouvrage de Luc Ferry édité en 1990 sous le titre Homo Aestheticus. Débat entre Luc Fery et Philippe Sollers lors de deux rencontre |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Art -- Philosophie |
| Résumé : |
Comment vivre bien sans beauté, sans multiplicité des symboles et des significations qu'elle offre à nos méditations, à nos conversations? "Des goûts et des couleurs on ne discute pas", prétend la sagesse des nations...Et pourtant, ajoutait Naitzsche, on ne fait que cela!
Sans doute, mais cependant pas depuis toujours... Dans l'Antiquité, la question des critères du Beau, ne se posait guère. L(oeuvre d'art possédait une certaine objectivité, définie par sa capacité d'incarner à notre échelle les propriétés harmonieuses de l'Ordre du monde, du grand Tout cosmique. Elle s'imposait donc aux hommes comme un "microcosme", doué de qualités incontestables.
Le Moyen Age reconduira cette conviction que l'art a pour fonction de mettre en oeuvre dans un matériau sensible une vérité supérieure et extérieure à l'humanité, celle de la splendeur des attributs divins. Il faut attendre le XVIIesiècle pour qu'advienne la "Révolution du goût"; l'idée qu'il existe au plus intime du coeur humain un sens du Beau et que l'oeuvre a pour vocation, non plus d'incarner une vérité, cosmique ou divine, mais de plaire à la sensibilité des humains.
C'est au XVIIIe siècle, sur fond de cette première laïcité de la culture, que la philosophie de l'art prendra la forme d'une théorie de la sensibilité, d'une esthétique.
L'oeuvre n'apparaît plus comme le reflet d'un univers transcendant, mais comme une création de part en part réalisée par et pour les êtres humains. L'auteur et le spectateur, le génie et son receptacle, deviennent ainsi les deux visages inséparables de cette subjectivisation de la beauté.
C'est de cette singulière mutation, à l'origine de toute culture moderne, que le présent livre tente de retracer l'histoire et de dégager les enjeux. Plus largement, il vise à éclairer nos débats actuels en les situant dans la perpective globale de la sécularisation du monde, de "l'humanisation du divin".
Source : Luc Ferry |
Le Sens du Beau : aux origines de la culture contemporaine : Suivi d'un débat Ferry / Sollers sur l'art contemporain [texte imprimé] / Luc Ferry, Auteur ; Philippe Sollers, Auteur . - Paris : Editions Cercle d'Art, © 1998 . - 1 vol. (237 p.) : Ill. en n. et en coul., couv. ill. ; 27 cm. ISBN : 978-2-7022-0512-9 Index p. 235-237. - Edition remaniée, réécrite et illustrée d'après l'ouvrage de Luc Ferry édité en 1990 sous le titre Homo Aestheticus. Débat entre Luc Fery et Philippe Sollers lors de deux rencontre Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Art -- Philosophie |
| Résumé : |
Comment vivre bien sans beauté, sans multiplicité des symboles et des significations qu'elle offre à nos méditations, à nos conversations? "Des goûts et des couleurs on ne discute pas", prétend la sagesse des nations...Et pourtant, ajoutait Naitzsche, on ne fait que cela!
Sans doute, mais cependant pas depuis toujours... Dans l'Antiquité, la question des critères du Beau, ne se posait guère. L(oeuvre d'art possédait une certaine objectivité, définie par sa capacité d'incarner à notre échelle les propriétés harmonieuses de l'Ordre du monde, du grand Tout cosmique. Elle s'imposait donc aux hommes comme un "microcosme", doué de qualités incontestables.
Le Moyen Age reconduira cette conviction que l'art a pour fonction de mettre en oeuvre dans un matériau sensible une vérité supérieure et extérieure à l'humanité, celle de la splendeur des attributs divins. Il faut attendre le XVIIesiècle pour qu'advienne la "Révolution du goût"; l'idée qu'il existe au plus intime du coeur humain un sens du Beau et que l'oeuvre a pour vocation, non plus d'incarner une vérité, cosmique ou divine, mais de plaire à la sensibilité des humains.
C'est au XVIIIe siècle, sur fond de cette première laïcité de la culture, que la philosophie de l'art prendra la forme d'une théorie de la sensibilité, d'une esthétique.
L'oeuvre n'apparaît plus comme le reflet d'un univers transcendant, mais comme une création de part en part réalisée par et pour les êtres humains. L'auteur et le spectateur, le génie et son receptacle, deviennent ainsi les deux visages inséparables de cette subjectivisation de la beauté.
C'est de cette singulière mutation, à l'origine de toute culture moderne, que le présent livre tente de retracer l'histoire et de dégager les enjeux. Plus largement, il vise à éclairer nos débats actuels en les situant dans la perpective globale de la sécularisation du monde, de "l'humanisation du divin".
Source : Luc Ferry |
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