| Titre : |
L'Art de l'impossible : entretiens avec David Sylvester : [1962-1975] : tome I |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Francis Bacon (1909-1992), Auteur ; David Sylvester, Intervieweur ; Michel Leiris (1901-1990), Préfacier, etc. ; Michael Peppiatt, Traducteur |
| Editeur : |
Genève : Editions d'Art Albert Skira |
| Année de publication : |
© 1976 |
| Autre Editeur : |
[Paris] : Flammarion |
| Collection : |
Les sentiers de la création num. 1 |
| Importance : |
2 vol. (131, 144 p.) |
| Présentation : |
ill. en n. et en coul., couv. ill. en coul. |
| Format : |
22 cm |
| Note générale : |
Boitier comportant deux tomes |
| Langues : |
Français (fre) Langues originales : Anglais (eng) |
| Mots-clés : |
Bacon, Francis (1909-1992) |
| Résumé : |
Un texte promis à occuper dans la littérature artistique une place tout à fait à part. L'on ne voit pas, le fait est, qu'un peintre et celui qui l'interrogeait sur son art aient jamais effectué un tour d'horizon aussi complet : le rejet de l'abstraction (qui ne peut être la source que d'émotions diffuses) et non moins catégorique, la volonté d'échapper à l'"illustration"; le désir de faire sentir sans que la transmission contienne l'élément d'ennui qu'est toujours une "histoire" du fait qu'elle s'adresse à o'intellect et non directement aux nerfs; la tendance accrue à traiter les figures, mais seulement elles et non les fonds, sur le mode malerisch, terme que Sylvvester (après l'esthéticien Wölfflin) applique à la peinture proprement picturale, où compte essentiellement la façon même dont les couleurs sont manipulées et apposées en marques sur la toile pour engendrer une représentation; l'outillage matériel et ce que, techniquement parlant, on pourrait à volonté appeler méthode ou contre-méthode; les préférences esthétiques; les pulsions sexuelles; la réaction à l'égard de la mort ou de ce qui rappelle aussitôt qu'elle est impliquée dans toute vie; l'art comme jeu (religion ou tradition ne le justifiant plus); l'exploitation systématique de l'"accident" (fruit d'un hasard d'exécution ou d'une manœuvre à peine plus dirigée qu'un coup de dés) dans la peinture de quelqu'un pour qui la vérité concrète ne peut être véritablement et concrètement saisie qu'à l'improviste et par des voies irrationnelles; la situation paradoxale d'un artiste persuadé de la futilité de toutes choses mais épris de son métier aussi ardemment que de la vie et qui veut en chacune de ses œuvres (spécialement ses portraits) atteindre, au bout d'errances dont il n'est que partiellement le maître, à une cohérence classique conjointe à une violente "immédiateté".
Source : Michel Leiris |
L'Art de l'impossible : entretiens avec David Sylvester : [1962-1975] : tome I [texte imprimé] / Francis Bacon (1909-1992), Auteur ; David Sylvester, Intervieweur ; Michel Leiris (1901-1990), Préfacier, etc. ; Michael Peppiatt, Traducteur . - Genève : Editions d'Art Albert Skira : [Paris] : Flammarion, © 1976 . - 2 vol. (131, 144 p.) : ill. en n. et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm. - ( Les sentiers de la création; 1) . Boitier comportant deux tomes Langues : Français ( fre) Langues originales : Anglais ( eng)
| Mots-clés : |
Bacon, Francis (1909-1992) |
| Résumé : |
Un texte promis à occuper dans la littérature artistique une place tout à fait à part. L'on ne voit pas, le fait est, qu'un peintre et celui qui l'interrogeait sur son art aient jamais effectué un tour d'horizon aussi complet : le rejet de l'abstraction (qui ne peut être la source que d'émotions diffuses) et non moins catégorique, la volonté d'échapper à l'"illustration"; le désir de faire sentir sans que la transmission contienne l'élément d'ennui qu'est toujours une "histoire" du fait qu'elle s'adresse à o'intellect et non directement aux nerfs; la tendance accrue à traiter les figures, mais seulement elles et non les fonds, sur le mode malerisch, terme que Sylvvester (après l'esthéticien Wölfflin) applique à la peinture proprement picturale, où compte essentiellement la façon même dont les couleurs sont manipulées et apposées en marques sur la toile pour engendrer une représentation; l'outillage matériel et ce que, techniquement parlant, on pourrait à volonté appeler méthode ou contre-méthode; les préférences esthétiques; les pulsions sexuelles; la réaction à l'égard de la mort ou de ce qui rappelle aussitôt qu'elle est impliquée dans toute vie; l'art comme jeu (religion ou tradition ne le justifiant plus); l'exploitation systématique de l'"accident" (fruit d'un hasard d'exécution ou d'une manœuvre à peine plus dirigée qu'un coup de dés) dans la peinture de quelqu'un pour qui la vérité concrète ne peut être véritablement et concrètement saisie qu'à l'improviste et par des voies irrationnelles; la situation paradoxale d'un artiste persuadé de la futilité de toutes choses mais épris de son métier aussi ardemment que de la vie et qui veut en chacune de ses œuvres (spécialement ses portraits) atteindre, au bout d'errances dont il n'est que partiellement le maître, à une cohérence classique conjointe à une violente "immédiateté".
Source : Michel Leiris |
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